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JUDE ❥ take a sad song, and make it better

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ADMIN PSYCHOTIQUE EN VOIE DE GUÉRISONCinquième AnnéePompom Bleu

ADMIN PSYCHOTIQUE EN VOIE DE GUÉRISON
Cinquième Année
Pompom Bleu



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MessageSujet: JUDE ❥ take a sad song, and make it better Dim 23 Juin - 15:49

Zeppelin Jude Hemingway
15 ans - 5ème année
Victoria Justice - Tumblr
Hé, salut toi ! Comment ça, tu sais pas qui je suis ? Je m'appelle
Zeppelin Jude Hemingway. Zeppelin, comme le groupe de rock, en effet. Mais personne ne m'appelle ainsi, c'est mon second prénom, Jude, qui est utilisé. Même si, à la base, c'est un prénom masculin, ouais... Et puis Hemingway, je ne sais pas d'où ça sort, m'enfin bref. Moi, c'est Jude
, mais généralement, on me surnomme
Judie, Ju', et autres dérivés du genre. Après, évidement, j'ai droit à des trucs plus ou moins mignons, dont le fameux Chouchounette de mon cœur, de la part de mon frangin adoré. Bref, vous voyez le genre
. Je suis née le
17 mars 1985, le jour de la Saint Patrick. D'ailleurs, petite je pensais que toutes ces célébrations et ces feux d'artifice m'étaient destinés, alors qu'en fait, bah... pas du tout. Mais bon, c'est la classe, le 17 mars
, et si tu sais compter, tu pourras en déduire que j'ai
15 ans, et j'ai tellement l'air d'une gamine que je ne peux même pas prétendre en avoir plus
. Je suis originaire de
la banlieue de Liverpool, même si parfois j'aurais préféré avoir grandi dans un village sorcier
et je suis donc
anglaise
, logique. Question cœur, je suis
hétérosexuelle
et
célibataire
, même si ça ne te regarde pas tant que ça (à moins que tu ne veuilles m'inviter à prendre un thé chez Madame Pieddodu ? Hum, attends... T'as vraiment cru que j'allais dire oui ?) Bref. Mon sang est
mêlé, ma mère étant une sorcière née-moldue et mon père un moldu (oui, je suis presque moldue, en fait...)
, et je dois avouer que
je m'en contrefiche totalement, j'aime ma famille. Si ça en dérange certains, ce n'est pas mon problème
. En tous cas, il parait que ce n'est pas le genre d'info qui influe le Choixpeau. De toute façon, ça a beau être un bout de tissu rapiécé, je suis certain(e) qu'il sait que je suis faite pour
les bronze et bleu, Ravenclaw
. Ouais, je sais, c'est la classe ! Hogwarts gère, en même temps, malgré Dumby qui passe pour un fou furieux avec ses Hogwarts Games. A ce propos, je trouve
que c'était franchement plus simple quand on était tous persuadés que l'élu était Harry Potter. Certes, vaincre définitivement Vous-Savez-Qui est au sommet des priorités, mais de là à risquer la vie d'autant d'élèves chaque année... J'espère ne jamais être confrontée à l'arène, en tous cas. Et d'ailleurs, je doute que ce soit mon destin, ça tombe bien
. Mais ce n'est que mon avis. Tant que personne ne fait de mal à
mon chat tigré gris, l'animal le plus crétin du monde qui passe son temps à vagabonder dans le château
, ça me va, de toute manière. Et sinon, tu es vraiment certain que tu n'as jamais entendu parler de moi ?
Le Choixpeau est un sale curieux
Hé, salut toi ! Encore un nouveau sorcier, je commence à me sentir seul dans ma confrérie des chapeaux parlants, moi... Mais au moins, je n'ai pas besoin d'outils particuliers, alors qu'un sorcier sans sa baguette, il est carrément mal parti. Je suis sûr que t'en as une, alors fais pas ton petit cachottier, dis-moi comment elle est !

Je comprends, ça doit être triste, de passer sa vie à prendre la poussière sur une étagère du bureau de Dumbledore... Allez, je vais être gentille, et je vais tout te raconter. Ma baguette, je ne la quitte jamais, et pour cause. Depuis que je l'ai prise en main dans la boutique d'Ollivander, j'ai su qu'on était faites pour s'entendre. Il semblerait qu'elle soit faite d'un mélange assez particulier, étant taillée dans du bois de tilleul argenté et renfermant un crin de centaure. Le tilleul argenté est censé traduire mon attachement envers ceux que j'aime, tandis que le centaure symbolise la force, le courage et surtout la réflexion ; il parait que cela me correspond tout à fait, et pour le coup, je fais confiance au vieux Ollivander. Parce que question baguettes, il s'y connait plus que moi. Aussi, la mienne est d'une taille moyenne, mesurant 24,1 centimètres. Pourtant, malgré sa taille, elle est très souple, et est donc un sérieux atout pour la métamorphose. Cependant, lorsque je l'ai effleurée, ce n'est qu'une somptueuse gerbe d'étincelles mauves qui sont sorties de la baguette, et non pas une quelconque transformation de vase en flamant rose. Toutefois, ces étincelles étaient vraiment belles, et n'avaient rien de comparable aux explosions que provoquaient les précédentes baguettes que j'avais dû essayer. On s'est comprises, toutes les deux, et depuis... ma baguette et moi, on est vraiment potes.


En fait, je viens de me rendre compte que je m'en fiche complètement. Parlons d'un truc plus intéressant... On a tous nos odeurs préférées. Moi, c'est celle du parchemin neuf déroulé chaque année, de la poussière de mon étagère dans le bureau de Dumbledore, et de la lasure de mon tabouret. Hé, ne te moque pas ! Tu crois vraiment que ton Amortentia est meilleur que le mien ? J'en doute, mais dis toujours.

Rares sont les fois où j'ai eu l'occasion de sentir le doux fumet de l'Armortentia. Une fois en première année, alors que je m'étais perdue dans les sous-sols du château et que j'étais tombée sur le professeur de potions qui préparait son cours. Et un autre l'an dernier, en classe, quand nous avons dû en préparer une, à l'occasion de la Saint Valentin. Quoi qu'il en soit, discerner différentes odeurs dans ce mélange olfactif est loin d'être aussi simple que cela en a l'air. Je suis parvenue à distinguer trois senteurs. Tout d'abord, celle des framboises fraichement cueillies, qui me rappellent mon enfance, chez mes grand-parents, où je courais dans les bois avec mon frère pour ramasser ces petits fruits, dont on se gavait pendant tout l'après-midi. Parfois, ça me manque un peu, cette insouciance, ces moments complices partagés avec mon aîné sans qu'il n'y ait personne pour nous juger. Ainsi que le goût des fruits, sucrés, que j'aime tant, cela va de soi. Ensuite, il y a l'odeur des braises chaudes, mêlée à un souffle frais, qui pourrait s'avérer assez étouffante, mais qui, de façon subtile et mêlée à cette petite brise, est simplement doucereuse. Il m'a fallu un moment avant de comprendre pourquoi elle me tenait tellement à cœur, alors qu'au final, c'est assez évident. La salle commune des Ravenclaw, en haut de la tour ouest du château, où les cendres de la cheminée toujours allumée s'envolent dès que les vitres sont ouvertes et laissent passer un léger vent. Cela dénote mon soutien à ma maison, mais traduit également mon désir de connaissance et ma soif de réussite par le travail, suite aux nombreuses heures passées à étudier dans cette salle commune. Ainsi que le goût de la victoire, fêtée dans la salle commune après avoir remporté un match de Quidditch ou un beau combat d'un tribut bronze et bleu. Quoique, le goût, ce serait plutôt celui de la Bièraubeurre... Bref, je m'égare. Enfin, la dernière est celle du chocolat des Chocogrenouilles, qui est ma confiserie préférée. Depuis toute petite, j'adore en manger à toutes occasions, ainsi que collectionner les fameuses cartes. Je rêvais souvent de voir, un jour, mon visage et mon nom sur une de ces cartes. C'est sûrement idiot, mais pour moi, avoir sa propre carte Chocogrenouille est le summum de la réussite sociale. Tous les grands sorciers de ce monde sont sur ces petits bouts de carton, pouvoir être comparée à eux serait un véritable honneur.


Mouais, je suis pas convaincu. Bon, continuons. Quel est ton épouvantard, mon petit ? N'essaie même pas de me faire croire que tu n'as peur de rien, même moi je suis effrayé par un truc ! Si je te le dis, tu réponds à ma question, d'accord, donnant-donnant ? Bon. Moi, j'ai horreur des poux. En tant que chapeau, tu comprends bien que voilà, quoi. Allez, à ton tour, maintenant :

Pour être honnête, lors du cours de Défense Contre les Forces du Mal relatif aux épouvantards, je m'attendais à me retrouver face à une énorme araignée, poilue et vorace, qui aurait cherché coûte que coûte à me déchiqueter menu. Je m'étais préparée psychologiquement à l'idée, tentant de mettre ma phobie de côté, et de trouver un moyen de rendre la créature risible. En réalité, lorsque ce fut mon tour de passer devant l'armoire, rien ne se passa comme prévu. Pas d'araignée. Simplement une tombe en friche. La mienne, cependant. Et au vu des dates inscrites sur la pierre, j'étais morte jeune, avant même d'avoir pu profiter de la vie, d'avoir pu accomplir quoi que ce soit. Cette courte existence n'aurait servi à rien, complètement vaine. Mais le pire de tout était que, visiblement, personne ne venait s'occuper de ma sépulture, ornée d'un simple bouquet de pivoines fanées. Les gens que j'aimais s'étaient tous désintéressés de moi. Même mon frère adoré m'avait abandonnée, et ne prenait même pas la peine de couvrir ma dépouille de fleurs. Comme une idiote, je m'étais mise à pleurer, incapable de lancer le moindre Riddikulus. Maintenant tu sais, Choixpeau. Ma pire crainte n'est finalement pas les arachnides, mais bien d'être parfaitement inutile et de perdre l'amour de ceux qui comptent pour moi.


J'avoue que maintenant que tu le dis, je suis pas super rassuré. Mais courage, en plus j'en ai bientôt fini avec mes questions. Je sais que le Patronus est un sortilège super compliqué, mais j'imagine que tu sais plus ou moins la forme que le tien prend, ou prendra, non ?

Je dois avouer que je suis encore loin de maîtriser parfaitement le sortilège du Patronus, et vu mon âge, ce n'est pas bien étonnant, je te vois venir. Cependant, même si je ne parviens généralement qu'à générer des volutes de fumée blanchâtre, il semblerait que l'animal qui me corresponde soit un colibri. Tout comme moi, le colibri est plutôt petit, mais toutefois assez malin, a tendance à faire des cabrioles, et a une grande faculté d'apprentissage des chants. D'accord, c'est vrai que je ne suis pas particulièrement chanteuse, mais j'apprends vite également, et c'est un peu la même idée. Toutefois, l'animal me représentant ne mesurant d'une petite dizaine de centimètres de haut, j'ai besoin d'une énorme concentration pour lui permettre de me protéger efficacement. Malgré tout, il est assez mignon, à voleter comme un fou à une vitesse incroyable, et apporte un peu de gaité face à ces affreux Détraqueurs.


Et pour finir, tu dirais que tu es plutôt...
POUR COCHER UNE CASE, IL SUFFIT DE REMPLACER "unchecked" PAR "checked"

Harpies de Holyhead
Bièraubeurre
Licorne
Échecs (version sorcier)
Chocogrenouilles
Les Trois Balais
Dumby
Poudre de Cheminette
La Gazette du Sorcier
Mimi Geignarde


Canons de Chudley
Whisky Pur Feu
Hippogriffe
Quidditch
Dragées Surprises de Bertie Crochue
Chez Madame Pieddodu
Voldy
Transplanage
Le Chicaneur
Peeves

Et sinon, toi, ça va ?
Alors comme ça, tu veux en savoir plus sur moi IRL ? Tu serais pas du genre un peu trop curieux, par hasard ? Enfin bref, moi c'est
Gaëlle aka eyeshadow
, je suis
une douce damoiselle
, et j'ai
19 ans
. Ça te fait une belle jambe, de savoir ça, hein ? Bon, continuons. Si j'ai connu ce forum absolument merveilleux à l'ambiance indescriptiblement géniallissime (ou comment les admins se jettent des fleurs grâce à un questionnaire *pastaper*), c'est grâce à
mmh, par mon autre moi intérieur (parfois on se dispute, mais j'avoue qu'il a de bonnes idées)
, et d'ailleurs je pense qu'il est
topissime, je suis fière de nous ♥
. Et vu qu'on se débarrasse pas de moi aussi facilement, tu devras me supporter
très souvent, je viendrai dès que je peux
. Voilà, je pense que maintenant, tu en sais suffisamment sur moi. Quoique, non, attends ! J'allais oublier :
[auto-validation du code, héhé]
. Maintenant, c'est bon. Allez, file, ou McGonagall va râler parce que tu traînes encore dans les couloirs !

_________________

ZEPPELIN JUDE HEMINGWAY
but innocence is gone and what was right is wrong ; i'm bleeding out if the last thing that i do is bring it down i'll bleed out for you ; so i bare my skin and i count my sins and i close my eyes and i take it in i'm bleeding out i'm bleeding out for you ● bleeding out - imagine dragons


Dernière édition par Z. Jude Hemingway le Dim 7 Juil - 13:22, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: JUDE ❥ take a sad song, and make it better Dim 23 Juin - 15:49

Le Chevalier du Catogan
raconte sa vie trépidante
Oyez oyez ! Je suis le Chevalier du Catogan, et sans me vanter, je suis probablement le tableau le plus réussi de tout Hogwarts, et ce n'est pas peu dire. Quand même, admire ces beaux coups de peinture ! Je suis sûr que tu est vert(e) de jalousie ! Il faut dire que toi... Ton miroir doit prendre peur, parfois, non ? Je rigole, cher(e) ami(e), je rigole. (Ou pas, haha !)

Je vais te l'envoyer dans la tronche, mon miroir, et tu vas rien comprendre à ce qu'il t'arrive, petit être ! Ceci dit, tu n'as pas tout à fait tord, si les miroirs de la salle de bain pouvaient parler, ils me diraient probablement que j'ai vraiment mauvaise mine le matin. Mais bon, tout le monde ressemble à rien, le matin, n'est-ce pas ? Enfin bref. Je ne me trouve pas particulièrement jolie, tout en ayant conscience que je ne suis pas hideuse non plus. Je suis banale, en fait. Tout simplement. De taille moyenne, peut-être un peu trop maigre, et aux formes peu dessinées mais harmonieuses. Je dois avouer que, parfois, je jalouse les décolletés pigeonnants de certaines filles, mais bon... C'est comme ça, que veux-tu. Je me contente de faire un joli sourire, espérant que cela compensera un peu. Il semblerait d'ailleurs que mon sourire soit doux, et éclaire l'intégralité de mon visage. Personnellement, je trouve ça un peu idiot, mais bon. En même temps, j'ai un visage assez fin, et une petite fossette se dessine sur ma joue gauche quand je souris. Alors évidemment, quand je fais travailler mes zygomatiques, ça se voit. En ce qui concerne la fossette, je trouve que ça fait vraiment crétin, et super niais. A ce qu'il parait, ce serait mignon... Moi, j'ai juste l'impression d'être un nourrisson auquel on murmure un charabia intelligible quand on me fait remarquer cette petite marque. J'ai l'air d'une enfant, en somme. Cependant, je mise tout sur mes yeux, bien qu'ils soient d'une couleur chocolat on-ne-peut-plus classique. En effet, ils sont d'une jolie forme en amande, et cerclés par de longs cils noirs, qui me confèrent un regard de biche. J'évite de trop papillonner afin de ne pas avoir l'air complètement ridicule, mais il parait que battre des paupières à bon escient me donne l'air charmante. Tant mieux, après tout. Enfin, j'aime beaucoup mes cheveux également. Là encore, une teinte châtain très répandue, mais ma chevelure est lisse et soyeuse sans que j'ai besoin de fournir beaucoup d'efforts. Je les garde assez longs, afin de pouvoir m'amuser à les tresser de différentes manières, ou de plus généralement les attacher en une haute queue de cheval sans qu'aucune petite mèche ne viennent me barrer le visage. Sans compter que, du coup, je peux facilement les enrouler autour de mes petits doigts fins, lorsque je m'ennuie. Voilà, Chevalier, tu as désormais une idée de ce à quoi je ressemble. Rien de bien folichon, tu en conviendras, je suis juste une fille banale, quoique assez mignonne malgré tout.


Bon, d'accord, tu es presque aussi canon que moi. Et sinon, avant de te quitter pour de nouvelles aventures, es-tu aussi facile à vivre, courageux(se) et modeste que moi, que je revienne te voir en temps en temps ? Ou tu es aussi insupportable que la Grosse Dame qui passe son temps à piailler sur ses airs d'opéra ? Je blague, ne t'en fais pas. Personne ne peut rivaliser avec la Grosse Dame...

Ne t'en fais pas, Chevalier, je suis aussi adorable que j'en ai l'air. Enfin, presque. Il est vrai que je suis plutôt douce avec tout le monde, rarement avec un mot plus haut que l'autre. J'essaie d'être le plus agréable possible, non seulement parce que toute personne normalement constituée préfère la présence de quelqu'un de calme et gentil, mais également pour donner un bon exemple afin qu'il règne une relative bonne ambiance autour de moi. Toutefois, lorsqu'on me cherche vraiment des noises, je peux démarrer au quart de tour, étant du genre soupe-au-lait, et mieux vaut me laisser tranquille. De même, toujours dans le but d'éviter les conflits au maximum et de m'emporter, je tente de me montrer amicale, en faisant fi des préjugés. Je crois même que les idées reçues m'agacent encore plus que les querelles futiles. Honnêtement, je pense être ouverte d'esprit, et je ne comprends pas ceux qui restent bloqués dans leur petit monde, en ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez. On me dit souvent que je suis beaucoup trop naïve, à croire qu'un jour, les sorciers arrêteront de se juger à propos de leur sang, alors qu'à mes yeux, cela n'a pas la moindre importance. Cependant, je dois avouer que je suis candide malgré tout. Non pas que je crois forcément tout ce que l'on me raconte, mais j'ai tendance à penser que les gens sont bons de nature, ce qui est malheureusement faux. De ce fait, j'accorde ma confiance trop facilement, et je dois avouer que cela me joue des tours bien plus d'une fois. Toutefois, j'ai beau être un parfois insouciante et ne pas trop me soucier des conséquences de mes actes avant qu'ils ne me reviennent en pleine face, je n'en suis pas moins réfléchie et totalement apte à me sortir de situations périlleuses en faisant travailler mes neurones. Je mets d'ailleurs cette réflexion à contribution face au heurtoir en forme d'aigle qui donne accès à la salle commune des Ravenclaw, réussissant avec plus ou moins de facilité les énigmes nécessitant de la logique. Également très travailleuse, je prends mes études véritablement au sérieux, et bien qu'il m'arrive de m'amuser comme tout le monde, je ne perds pas de vue mes objectifs de réussite scolaire. Je suis d'ailleurs intransigeante, avec les autres mais principalement avec moi-même et ait besoin que tout soit toujours parfait pour être satisfaite. Ou, si ce n'est pas parfait, au moins que cela colle avec mon idée. D'un naturel plutôt têtu, il faudra s'armer de patience afin de tenter de me raisonner et de m'obliger à être moins dure avec moi-même. Et même avec de la patience, ce n'est pas dit que je change d'avis... En parlant de patience, ce n'est vraiment pas mon truc. Je suis même carrément impatiente à vrai dire, et veux toujours tout, tout de suite. Pourtant, je ne suis pas capricieuse, simplement trop pressée de réussir. Je déteste perdre du temps à apprendre, et voudrais que tout soit inné. Ce qui est bien évidemment complètement impossible voire idiot, mais c'est comme ça. Devoir attendre me rend dingue. Je suis d'ailleurs prête à faire de nombreux efforts pour obtenir ce que je convoite le plus rapidement possible, et suis donc toujours volontaire, même si la tâche s'annonce ardue. On ne me décourage pas si facilement, et c'est avec entrain que je tente de nouvelles choses. Du moment que j'ai mes proches pour me soutenir, tout va bien. Car il faut avouer que je suis vraiment proche de mes amis et de ma famille, notamment de mon grand frère. Étant câline, j'aime tout simplement me retrouver dans ses bras, où je me sens protégée du monde qui m'entoure. Je me sens juste bien, à ma place. En revanche, je ne supporte pas qu'une autre fille vienne prendre ma place, ne serait-ce que pour quelques instants, et peux me montrer très jalouse si quelqu'un approche mon aîné d'un peu trop près. Je suis même capable de faire une scène monumentale, non pas pour me montrer en spectacle, mais seulement parce que hurler est souvent salvateur. Pourtant, je n'exprime ma jalousie qu'avec mon frère, et non pas pour des biens matériels que je serais susceptible de désirer par exemple. Ce doit être la génétique, ça nous fait faire des trucs bizarres, parfois. Malgré tout, il semble que je sois une fille attachante, qui n'hésite pas à avoir de gentilles attentions pour ceux qu'elle aime.
C'est l'histoire de la viiiie,
le cycle éteeernel !
décembre 1995
Sur le quai du Hogwarts Express, voie 9 ¾ de la gare de King's Cross à Londres, une gamine de neuf ans sautillait sur place, impatiente de voir la locomotive rouge arriver dans un nuage de fumée. Moi. Mon grand frère était entré dans la célèbre école de magie au début de l'année scolaire, et était dans ce train, qui le ramènerait à la maison pour les vacances de Noël. J'allais enfin le revoir, après plus de trois mois. C'était la première fois que j'étais séparée de lui, et j'avais énormément de mal à le vivre. Comme si je perdais tous mes repères. Nous avions grandi ensemble dans la banlieue de Liverpool, et n'avions pratiquement jamais quitté le cocon familial, hormis pour quelques emplettes sur le chemin de Traverse. Notre grand-mère, ancienne institutrice moldue, nous donnait des cours à la maison pour apprendre les bases de l'éducation, et nous étions quelque peu renfermés sur nous-mêmes, mon frère et moi. De ce fait, il était incontestablement la personne qui comptait le plus à mes yeux, et c'était très probablement réciproque. « Maman, regarde ! Le train ! » Un sourire s'étalait sur mon visage, mon petit index pointé vers les rails. Avec une moue réprobatrice, maman abaissa mon bras le long de mon corps. C'était soi-disant malpoli de montrer du doigt. Excusable au vu de mon âge, mais malpoli tout de même. Quelques instants plus tard, les portes des wagons s'ouvraient, laissant descendre un flot d'adolescents pressés de retrouver leurs familles pour les fêtes. « Nate ! » Dès que je le vis, je me jetais dans ses bras. Je risquais probablement de lui faire honte devant ses amis, n'étant encore qu'une petite fille, mais je m'en fichais totalement. « Ma Judie, tu m'as manquée ! » Après un sourire, j'eus même droit à un baiser sur le sommet du crâne. Visiblement, mon frangin se souciait autant de l'opinion de ses camarades que moi. « Alors, c'est comment, Hogwarts ? » « Super top, tu vas adorer. » « J'ai encore deux ans à attendre, c'est nul... » « Ne t'inquiète pas, ma chérie, ça passera vite. » Mon père serra à son tour Nate dans ses bras, et nous fit signe de nous diriger vers la barrière magique qui nous ferait passer vers le côté moldu de la gare. Par chance, nous avions l'habitude du monde dénué de magie, et ne nous faisions pas vraiment remarquer. Ce qui était loin d'être le cas de certaines autres familles, habillées exclusivement de longues robes de sorcier, et qui fuyaient les groupes de touristes moldus comme la peste. Ma mère nous avait prévenus que certains sorciers risquaient de se moquer de notre ascendance, une fois entre les murs du château, puisqu'elle-même avait souffert de divers quolibets durant sa scolarité en tant que née-moldue. Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi les gens y portaient une telle importance, et il semblerait que je finirais par trouver un sens à cela en grandissant. Honnêtement, j'en doutais grandement. C'était idiot, point barre. « Oh, cette année, des délégations de BeauxBâtons et de Durmstrang se sont ramenées à Hogwarts pour le Tournoi des Trois Sorciers. Vous auriez dû les voir faire leur entrée, c'était grandiose ! » « D'après la Gazette, ce pauvre Harry Potter a même été tiré au sort. C'est vrai ? » Mon père avait beau être un moldu pure souche, il s'intéressait tout de même au monde magique, et aimait lire la Gazette du Sorcier en plus de ses journaux quotidiens. Il avait même fini par accepter de payer leurs cinq noises aux hiboux qui le lui livraient. Ainsi, il connaissait vaguement l'histoire d'Harry. Le pauvre Harry, tel qu'il l'appelait. C'est vrai qu'il faut avouer qu'il n'avait jamais vraiment eu de chance, entre le décès prématuré de ses parents, son oncle envoyé à Azkaban et maintenant cette participation forcée au Tournoi... « Ouais, c'est vrai. Personne n'a compris. Mais il s'est super bien débrouillé face à son dragon, donc au final, ça ne lui fait que de la pub supplémentaire. » « Je pense qu'il s'en serait bien passé, mon cœur. » Maman lui adressa un sourire contrit, mettant ainsi fin à la conversation. Un silence tendu s'installa un moment, pendant que nous marchions tels des automates vers l'extérieur de la gare, en direction du Chaudron Baveur afin de rejoindre le réseau de Cheminette et de rentrer chez nous pour profiter de ces vacances où nous étions réunis. « Nate, tu as vu le calmar dans le lac ? » Je ne croyais pas vraiment à la présence du mollusque, mais après tout... « Non, mais je te promets d'essayer de le voir à la rentrée. »

● ● ● ● ●
septembre 1996
Pour la troisième fois, je ré-énumérais le contenu de ma valise, angoissée d'avoir oublié quelque chose de primordial, que mes parents ne pourraient m'envoyer par colis. Et pour la troisième fois, rien ne semblait manquer pour mon entrée à Hogwarts. J'allais enfin devenir une vraie sorcière, et je n'en étais pas peu fière. Il faut dire que j'avais failli passer à côté de ma scolarité dans le fameux château, à cause des événements qui avaient eu lieu l'année dernière. La mise en place des Hogwarts Games. Mes parents s'étaient énormément disputés sur le sujet de savoir si oui ou non j'allais intégrer l'école, en risquant de perdre la vie si jamais j'étais tirée au sort. Tous deux étaient finalement d'accord pour plutôt me faire aller en France, chez la cousine d'une tante de mon père que je n'avais jamais vue, afin de rejoindre les rangs de BeauxBâtons. Cependant, ils sont vite revenus sur leur décision, qui équivaudrait à tenter de me sauver tout en sacrifiant mon frère Nate, qui lui poursuivrait son apprentissage de la magie à Hogwarts malgré les récentes décisions du directeur de l'école. Son nom à lui entrerait pour la première fois dans les globes de cristal du tirage au sort, et personne ne pouvait se résoudre à l'abandonner à son triste sort de la sorte. De ce fait, la solution de m'envoyer en France n'en était plus vraiment une, et j'allais faire mon entrée à Hogwarts comme cela avait été prévu à ma naissance. Cependant, l'excitation habituelle d'une rentrée avait fait place à un doute pesant, qui glaçait notre famille. Ma mère avait toujours voué une grande admiration à Dumbledore, et du jour au lendemain, elle le prenait pour un vieux fou. De son côté, mon père s'efforçait de toujours trouver quelque chose à redire lorsqu'il s'agissait de magie, pensant qu'en essayant de la rayer de nos vies nous serions peut-être épargnés. « Personne n'est épargné par Tu-Sais-Qui. Et encore moins les descendants de moldus comme nous. » A la suite de ça, mes parents avaient refusé de s'adresser la parole pendant près de deux jours. Ainsi, mes achats de fournitures scolaires suscitèrent un enthousiasme forcé, qui était plus dérangeant qu'autre chose. Toutefois, j'étais ravie de posséder ma propre baguette, et je n'avais de cesse de la faire tourner entre mes doigts, l'admirant d'un regard fasciné. Tant que je n'avais pas à l'utiliser dans la forêt qui servait d'arène aux Hogwarts Games, je n'avais pas de raisons de me plaindre. Avec un peu de chance, je me retrouverais même à Ravenclaw, dans la maison de mon frère, et ces deux dernières années séparée de lui ne seraient plus qu'un mauvais souvenir. « T'imagines si on m'envoie chez les Slytherin ? Je fais quoi ? Je veux aller chez les Ravenclaw avec toi... » « T'inquiète pas, si une maison ne te plaît vraiment pas, le Choixpeau le saura et ne t'y enverras pas. Le but n'est pas de t'envoyer dans une maison pour remplir des quotas, mais pour que tu t'y sentes bien et que tu évolues positivement. Et je t'aimerai même si t'es envoyée chez les verts, c'est promis ! » « Pff, t'es bête. » « Je sais, mais c'est pour ça que tu m'aimes. » Nate me tira la langue, et s'enfuit avec un de mes pulls avant même que j'aie pu réagir. Ce n'est qu'une fois dans le Hogwarts Express, deux jours plus tard, qu'il décida de me le rendre. Ses taquineries se calmaient toutefois lorsqu'il était en présence de ses amis, qui nous avaient rejoints dans notre wagon. La plupart allait entrer en troisième année à Ravenclaw, tout comme mon frère, mais pas que. Ainsi, si jamais j'étais répartie ailleurs que chez les bleus et bronze, il y aurait quelqu'un pour me guider plus ou moins dans la prise de mes marques. « Nate t'a parlé des barques ? C'est vraiment super comme arrivée, même si tu te gèles un peu durant la traversée. » « Les barques ? Quelles barques ? » « Je voulais qu'elle ait la surprise, mais c'est visiblement raté, bravo Cam. » Comme à son habitude lorsqu'il était contrarié, mon aîné fit la moue, boudant son ami jusqu'à ce qu'il nous offre un paquet entier de dragées surprises de Bertie Crochue à l'arrivée du chariot de friandises. Finalement, la crainte d'être sélectionné pour les Hogwarts Games n'avait pas l'air de les handicaper. Ou alors, ils cachaient bien leur jeu, ce qui était tout à fait probable. Mes parents m'avaient interdit de parler des combats et des Jeux en règle générale une fois à l'intérieur du château, hormis à mon frère si j'avais des questions. La priorité était que nous ayons une scolarité sans encombre, et mieux valait pour cela que nos esprits ne soient pas accaparés par des meurtres sanglants à coup de machette. Dans un sens, c'était sûrement mieux ainsi.

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février 1999
La cérémonie venait de commencer, et le moins que l'on pouvait dire était que je n'avais absolument pas faim. D'habitude, j'étais plutôt du genre vorace, à l'appétit intarissable et qui se resservait des pommes sautées et du bœuf avec délectation. Hors là, impossible d'avaler quoi que ce soit. Je fixais le plat de petits pois d'un regard vide, mon assiette encore immaculée. J'étais en troisième année, et pour la première fois, mon nom se trouverait au milieu de celui de mes camarades lors du tirage au sort du tribut des Ravenclaw pour cette quatrième édition des Hogwarts Games. Rien que d'y penser, mon estomac en était noué. Je n'étais certes pas la seule dans cette situation, et le banquet de la cérémonie n'était globalement pas aussi festif que pouvaient l'être ceux de la Répartition et de Noël, mais tout de même. « Jude, il faut que tu manges. T'affamer n'influera pas sur les sphères. » Nate, assis à mes côtés, avait généreusement rempli mon assiette et me tendait ma fourchette. Il avait beau essayer de se montrer rassurant, rien n'y faisait, et il en avait d'ailleurs pleinement conscience. Ce n'était pourtant pas faute d'essayer. Il m'avait même conduite dans le bureau du professeur Llewelyn, notre directeur de maison, afin de me rassurer et de me prouver que quoiqu'il advienne, les Ravenclaw seraient là pour moi. Comme une véritable famille. On m'expliquait que j'étais une assez bonne sorcière, que je me débrouillais assez bien dans le club de duel, et que j'étais suffisamment maligne pour m'en sortir. Que de ce fait, je n'avais pas à m'inquiéter outre mesure. Toutefois, lorsque l'on est à quelques minutes à peine du tirage au sort, toutes ces belles paroles s'effacent, comme noyées dans un brouillard épais de doute et d'angoisse. « C'est l'heure. » Négligemment, je posais mes couverts. Finalement, j'avais tout de même mangé un petit bout de poulet et quelques carottes, ce qui me semblait être un exploit au vu de la situation. Sous la table, je sentis les doigts de Nate se refermer autour des miens, bien que son regard soit rivé sur Dumbledore, qui commençait son discours, entouré des directeurs de maison. Plus que quelques instants, et l'on saurait si j'allais mourir, ou s'il me restait encore quelques mois de répit. Les secondes s'égrainèrent, les minutes passèrent, et les huit tributs furent désignés. Les huit tributs qui allaient s'entre-tuer sous mes yeux. J'étais convaincue que cela allait être horrible, et en toute franchise, ce le fut. L'arène reflétait un Londres en ruine oppressant, et voir certains de mes camarades, de jeunes sorciers innocents, vivre leurs derniers instants au milieu de la poussière d'une ville qui à mes yeux était le cœur du monde magique au Royaume-Uni me semblait être un véritable crime, à la limite de l'obscène. Je tâchais de me détacher de ces images, d'encourager les tributs de ma maison, qui tombèrent l'un après l'autre, et tentais d'oublier que l'année suivante, le même scénario se répéterait. Ces Jeux qui rythmaient nos années scolaires n'étaient qu'une aberration qui me rendait malade. Je me fichais presque de savoir que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom était revenu parmi nous, tant qu'on l'on arrêtait le massacre. Presque.

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octobre 1999
« Qu'est-ce que tu fiches, habillée comme ça ? » Nate était affalé dans un des fauteuils de la salle commune, tentant de rédiger un devoir potable pour le prochain cours de potions, et avait relevé la tête uniquement pour me voir me diriger vers l'extérieur de la tour réservée aux Ravenclaw dans mon nouvel uniforme de pompom girl, d'un bleu roi flamboyant, sur lequel un majestueux aigle battait des ailes au niveau de la poitrine. « Quoi ? J'ai passé l'audition des cheerleaders, et j'ai été prise. Donc je porte la tenue réglementaire pour aller à l’entraînement, il y a pas de mal à ça. » « Va te changer tout de suite. Hors de question que tu te balades avec une jupe aussi courte. » « Ça a pas l'air de te déranger, quand ce sont les autres... » Je sentais que j'envenimais la situation, et que j'aurais mieux fait de sortir de la salle commune sans demander mon reste. J'aurais reçu des regards noirs de la part de mon frangin durant tout le repas, mais cela nous aurait probablement évité de nous donner ainsi en spectacle. « Ouais, sauf que toi, t'es ma sœur. Alors tu files là-haut, et tu mets autre chose. Tu te changeras dans les vestiaires du stade. » Sans me quitter des yeux, Nate désigna la porte qui menait au dortoir des filles de notre maison. Visiblement, il n'allait pas lâcher l'affaire aussi facilement. « Je ne t'appartiens pas, Nate, alors fiche moi la paix. » Quelques petits ricanements se firent entendre, et je décidais de tourner les talons. J'allais presque finir par être en retard, avec ces histoires. Je n'eus le temps que de descendre quelques marches de l'escalier en colimaçon avant d'être rattrapée. « Hé, Jude. Évite de me parler comme ça devant tout le monde, quand même. Je fais ça pour te protéger de tous les débiles qui traînent dans ce château, tu devrais m'en être un minimum reconnaissante. » « Arrête ton cinéma, tous les garçons de l'école sont au courant que je suis ta petite sœur, et qu'ils risquent un séjour prolongé à l'infirmerie s'ils s'approchent de trop près. Inutile d'en rajouter. » « Franchement, ça me convient très bien comme ça. Personne ne te mérite, ici. Sauf moi évidemment, mais moi je suis ton frère, donc ça ne compte pas. » « Retourne faire ton devoir de potions, va. Faut que j'y aille, je dois passer voir le professeur Llewelyn pour son anniversaire, avant l’entraînement. » « Son anniversaire ? Tu te fiches de moi ? C'est notre directeur de maison ! » « Justement. Il mérite que ses élèves aient quelques attentions envers lui, avec tous les efforts qu'il fait pour nous. C'est la moindre des choses. » Avec un soupir, Nate repartit en direction de la salle commune. Je savais qu'on en reparlerait ce soir, mais peu m'importait pour le moment. Il savait que je ne lui tiendrais pas rigueur de cet échange, étant incapable de lui faire la tête plus d'une heure. Il était comme mon double, une sorte d'âme sœur, et que rien ni personne ne pourrait venir mettre cela en cause, nous le savions tous les deux. En revanche, le professeur Llewelyn quant à lui, n'était peut-être pas entièrement convaincu que j'étais l'élève idéale, et il était grand temps de lui prouver le contraire. Se montrer assidue en cours ne suffisait plus, et quelques chocolats font toujours plaisir lors d'un anniversaire, alors pourquoi se priver ?

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août 2000
Cette nouvelle année allait marquer un tournant dans ma scolarité. J'allais entrer en cinquième année, et j'allais ainsi passer mes BUSE, dont les résultats définiraient mon avenir dans le monde sorcier. Je n'aurais à me creuser les méninges devant mes rouleaux de parchemin que dans environ 10 mois et demi, mais je me mettais déjà une pression monstre. Au vu de mes précédents résultats de fin d'année, mes parents semblaient persuadés que j'aurais au moins un Effort Exceptionnel dans toutes les matières, mais j'en doutais grandement. Ainsi, dès la réception de ma liste de manuels scolaires à acheter pour la rentrée, je me suis empressée de filer à la librairie et de feuilleter les ouvrages, afin de mettre toutes les chances de mon côté. Nate avait même accepté de me prêter les prises de notes de sa propre cinquième année, même si j'avais dû batailler pendant près de huit jours pour les obtenir, et lui promettre que je serais à ses petits soins durant notre séjour à Hogwarts. Qui serait d'ailleurs probablement le dernier pour lui, nous séparant à nouveau. Évidemment, j'avais envie que mon frère réussisse ses ASPIC avec brio, mais d'un autre côté, je redoutais qu'il ne m'abandonne au château, avec cette pression des Hogwarts Games qui pesait sur mes épaules frêles. Toutefois, mieux valait se concentrer sur autre chose. Je travaillais donc durant tout l'été, tentant de prendre le maximum d'avance sur le programme, tout en commentant les éventuels choix de carrière de Nate. Il avait décidé de repousser au maximum son analyse des petits dépliants de propagande pour le Ministère et Sainte-Mangouste, mais il était bien temps qu'il s'y mette. C'était son ami Cameron qui l'avait poussé à se mettre à la recherche d'une option de poursuite d'études, le tannant de lettres qui arrivaient par hibou. La pauvre bête devait d'ailleurs être fatiguée de ces aller-retours, au vu du nombre de courriers échangés. « Brigade de la Police Magique. T'en penses quoi ? » A plat ventre sur mon lit, les yeux rivés sur les runes du Syllabaire Lunerousse, je tentais de retenir les différents symboles. Visiblement, mon frère assis en tailleur au milieu de petits prospectus aux couleurs vives ne l'entendait pas de cette oreille, et agitait sous mon nez le papier mauve d'un air dubitatif. « Dans la police ? Avec tous tes écarts vis-à-vis du règlement, le seul moyen d'y entrer pour toi, c'est en tant qu'interpellé. » Je m'esclaffais face à sa moue faussement boudeuse. « Bon, soit. Office des Portoloins... Ça peut être sympa ! » « Sauf si c'est toi qui est chargé d'envoyer les pauvres tributs dans l'arène au commencement des Jeux. » « Pas faux. On oublie, donc. Idem pour Gringotts, j'ai jamais aimé ces petits fourbes de gobelins. » « Et ça ? » Me penchant vers le tas de dépliants, j'attrapais un carré de papier violet, sur lequel une famille visiblement moldue saluait poliment l'objectif de l'appareil photo. « Comité des inventions d'excuses à l'usage des Moldus. C'est exactement ce qu'il te faut ! » Beaucoup de ces prospectus nous firent bien rire, certains métiers nous paraissant complètement loufoques. Cependant, d'autres nous rebutèrent très rapidement, étant clairement destinés à des apprentis Mangemorts. Il était vrai que le Seigneur des Ténèbres avait envahi le Ministère de la Magie et ne tarderait pas à mettre les pieds à l'intérieur du château d'Hogwarts, mais cette évidente conversion du monde magique vers la magie noire faisait froid dans le dos. « Nate, tu crois vraiment qu'on va finir par trouver quelqu'un pour remplacer Harry Potter ? » Le climat joyeux et rieur de cette quête d'avenir professionnel avait laissé place à quelque chose de beaucoup plus tendu. « J'espère. Je ne veux pas que nos futurs enfants aient à subir un tel monde. » « Peut-être que celui qui réussira à vaincre Tu-Sais-Qui n'est même pas encore né, et qu'on ne connaîtra jamais autre chose que la magie noire et la terreur... » « Ou peut-être que c'est toi, qui sait ! » Nate se leva d'un bond, et m'ébouriffa les cheveux. Je détestais qu'il fasse ça, mais j'étais bien trop choquée pour répliquer. « Je ne veux pas aller dans l'arène, Nate. » « Si tu es l’Élue, tu y survivras. » Mon frère me déposa un baiser sur le front, et quitta ma chambre, laissant tous ses papiers en place. Pour être franche, je doutais d'être l’Élue, et si jamais le malheur m'envoyait dans l'arène, j'y succomberai très probablement. Chamboulée à l'idée que je risquait ma vie à chaque nouvelle rentrée à Hogwarts, je ne fixais le Syllabaire Lunerousse que d'un regard vide. Seuls quelques dépliants colorés semblaient briller en périphérie de mon champ de vision. A la fois agacée et amusée, je hurlais au travers de la porte. « Tu aurais pu ramasser tes papiers, quand même ! » Un grognement au loin me fit comprendre que mon frère avait entendu, mais qu'il n'était pas décidé à répondre à ma requête. « Flemmard, va. »

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ZEPPELIN JUDE HEMINGWAY
but innocence is gone and what was right is wrong ; i'm bleeding out if the last thing that i do is bring it down i'll bleed out for you ; so i bare my skin and i count my sins and i close my eyes and i take it in i'm bleeding out i'm bleeding out for you ● bleeding out - imagine dragons
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JUDE ❥ take a sad song, and make it better

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